• Maryia
    Photo: Michael Slobodian
  • La Bibliothèque de la danse Vincent-Warren vient de rouvrir ses portes au grand public après des travaux de réaménagement mettant en valeur sa collection. Plus lumineux, plus convivial et plus grand, ce nouvel espace comporte bien sûr davantage de rayonnage, mais également de nouvelles sections pour exposer des gravures, pour travailler en groupe ainsi que pour accueillir les enfants.

    suite
    Nouvel espace redessiné pour la plus importante collection de documents en danse au Canada

    La nouvelle salle consacrée aux archives permet aussi l’acquisition et le traitement de nouveaux fonds, tout en offrant de meilleures conditions de conservation et de consultation pour ces précieux fonds.

    « Après plusieurs décennies à l’étroit, nous sommes fiers de disposer d’un nouvel écrin pour les collections patiemment et amoureusement constituées par Vincent Warren », affirme Marie-Josée Lecours, bibliothécaire en chef. Le caractère unique de la Bibliothèque de la danse Vincent-Warren lui vaut d’ailleurs de figurer dans l’ouvrage de référence Bibliothèques québécoises remarquables, sous la direction de Claude Corbo, paru tout récemment chez Del Busso éditeur.

    La réalisation de ce projet s’inscrit dans le cadre des travaux de réaménagement réalisé dans une partie du premier étage de la Maison de la danse du Québec Ludmilla-Chriaeff. « Ce projet nous a permis de faire la démonstration du potentiel architectural de cet édifice, qui a une âme et qui porte en lui une grande partie de l’histoire de l’École supérieure de ballet du Québec », fait valoir le directeur général de l’établissement, M. Alix Laurent. Il a d’ailleurs fait appel à Rayside Labossière, une firme montréalaise reconnue pour son style architectural et son design verts, originaux et pertinents.

    >> PHOTOS

  • Ex-danseur étoile des Grands Ballets Canadiens, professeur à l'École supérieure, collectionneur et conservateur de la Bibliothèque de la danse qui porte aujourd'hui son nom, Vincent Warren s'est éteint mercredi à l'âge de 79 ans.

    suite
    Vincent Warren (1938-2017), figure incontournable de la danse au Québec

    « Nous sommes profondément attristés par le départ de ce grand homme, mais je suis persuadée que son étoile continuera de nous éclairer et de nous inspirer, de la même manière qu'il a marqué plusieurs décennies de danse au Québec, a dit Anik Bissonnette, directrice artistique de l'École supérieure. C'était un artiste sensible et un érudit, extrêmement généreux. Sa passion, son humour, et son accent charmant vont terriblement nous manquer. »

    Le 30 mai dernier, le Conseil des arts et des lettres du Québec a décerné à Vincent Warren l'Ordre des arts et des lettres du Québec : « Il s’est généreusement employé à tendre des ponts entre deux solitudes, entre les générations, entre le ballet classique et la danse contemporaine, la tradition européenne et l’avant-garde nord-américaine, l’Orient et l’Occident, le milieu de la danse et les institutions, les artistes et le public. »

    Né à Jacksonville aux États-Unis, Vincent Warren a commencé à danser à 11 ans après avoir vu le film Les chaussons rouges (The Red Shoes). C'est aussi là qu'il commence à collectionner tout ce qu'il trouve sur la danse, une habitude qu'il aura gardée jusqu'à la fin de sa vie. Après avoir amorcé sa carrière à New York et notamment partagé la scène avec Igor Stravinsky, il a été recruté par Madame Ludmilla Chiriaeff en 1961. Dès 1965, elle le nomme premier danseur des Grands Ballets Canadiens. Jusqu'à sa retraite de la scène en 1979, son charisme séduit les critiques et un large public.

    Vincent Warren s'est ensuite consacré à transmettre sa passion pour la danse. Il a entre autres enseigné le ballet et le pas de deux à l'École supérieure. Il a aussi enseigné l'histoire de la danse non seulement à l'École supérieure, mais dans plusieurs universités, en plus d'être un conférencier recherché, au Québec, aux États-Unis et même en Inde. Il a organisé plusieurs expositions et rédigé des articles savants. Son engagement envers ses pairs l'a amené à présider l'Association Danse au Canada (1986-1990) et le Regroupement québécois de la danse (1987-1988), de même qu'à être membre du Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal (1993-1999). Il a reçu de nombreuses distinctions, dont la Médaille du Jubilé de la Reine-Élizabeth (1976), le Dance in Canada Service Award (1985), le prix Denise-Pelletier remis par le gouvernement du Québec (1992), l'Ordre du Canada (2004) et l'Ordre des arts et des lettres du Québec (2017).

    Surtout, Vincent Warren aura déployé beaucoup d'énergie à développer la Bibliothèque de la danse fondée par Ludmilla Chiriaeff en 1964, tant et si bien que l'institution a pris son nom en 2010. « C'est dans cet univers patrimonial riche d'histoire que ce philanthrope bâtit son héritage le plus tangible et le plus durable », a fait valoir Marie-Josée Lecours, bibliothécaire en chef de la Bibliothèque de la danse Vincent-Warren, qui, avec plus de 27 000 documents, détient aujourd'hui la plus importante collection de documents en danse au Canada.

    En 2016, la vie de Vincent Warren a fait l'objet d'un long métrage documentaire, Un homme de danse, réalisé par Marie Brodeur. Le film a reçu le prix de la meilleure œuvre canadienne au Festival international du film sur l'art. Vincent Warren a aussi été la tête d'affiche du court métrage nommé aux Oscars Pas de deux, réalisé par Norman McLaren en 1968.

    Photo: Michael Slobodian

    >> La Presse: Mort du danseur étoile Vincent Warren
    >> Radio-Canada: L’ex-danseur étoile des Grands Ballets Canadiens Vincent Warren meurt à 79 ans

  • À l’occasion du lancement de la saison 17-18 des Grands Ballets, la toute première sous la direction artistique d’Ivan Cavallari, sept élèves du programme professionnel ont dansé au théâtre Maisonneuve. La directrice artistique de l’École supérieure, Anik Bissonnette, est également montée sur scène pour parler du renforcement des liens avec la compagnie.

    suite
    Main dans la main avec les Grands Ballets

    C’est dans cet esprit que les jeunes danseuses Chloé Bourdeau, Karolyn Chen, Alicia-Rose Couvrette, Maude Fleury, Juliette Foucault, Justine Grenier et Florence Hughes ont présenté une séquence à la barre, sur pointes, chorégraphiée par Beverley Aitchison. Elles étaient accompagnées au piano par Jean-François Duchesne, qui a entre autres arrangé des airs de Brahms, de Claude Léveillé et de Leonard Cohen. Il a également joué une de ses propres compositions.

    «Travailler main dans la main avec Ivan et les Grands Ballets est d’une grande cohérence selon moi. Inutile de vous exprimer ma joie quant à cette annonce, étant donné ma longue histoire d’amour (plus de 18 ans !) avec les Grands Ballets. Ensemble, nous pourrons mieux préparer la relève en danse et continuer à faire rêver les jeunes d’ici et d’ailleurs.» — Anik Bissonnette

    Dès son arrivée à Montréal, Ivan Cavallari a exprimé le désir de renforcer les liens artistiques avec l’École supérieure. C’est pourquoi les deux directeurs artistiques ont profité de l’événement de mercredi à la Place des Arts pour annoncer que plusieurs initiatives de collaboration seront concrétisées dès la saison 2017-2018 afin d’assurer une relève locale pour la compagnie.

    Nouveau départ

    Les deux institutions sœurs fondées par Ludmilla Chiriaeff, qui se sont imposées comme les leaders dans le développement de la danse au Québec depuis plus de 50 ans, ont plusieurs projets importants à réaliser au cours des prochaines années. En 2017, tandis que les Grands Ballets emménageront à leur nouvelle adresse dans l’Édifice Wilder Espace Danse, l’École supérieure évaluera, entre autres, la faisabilité d’un projet d’emménagement dans le Grand Séminaire de Montréal.

    Photos: Sarah Emily St-Gelais

  • Un panorama inédit de la danse au Québec, de 1900 à nos jours, est désormais accessible en ligne dans un tout nouvel espace virtuel consacré aux collections iconographiques de la Bibliothèque de la danse Vincent-Warren. Cet espace convivial, à bibliodanse.ca, met en valeur un ensemble de documents sans nul équivalent.

    suite
    Lancement de la collection numérique

    La récente numérisation de plus de 4500 photographies vient enrichir la plus importante collection de documents en danse au Canada, laquelle comprend notamment des affiches, des estampes, des programmes et des enregistrements vidéo.

    « Une part importante du fonds iconographique de la Bibliothèque demeurait inaccessible, explique Marie-Josée Lecours, bibliothécaire en chef. Elle faisait pourtant l’objet de nombreuses recherches, consultations et demandes d’utilisation ou de reproduction. Nous sentions l’urgence de numériser, de traiter et de mettre en valeur cet ensemble unique dont la fragilité était palpable et l’importance historique indéniable. »

    Regroupés au sein du nouvel espace « Collection numérique », ces trésors documentaires retracent tout un siècle de danse au Québec, témoignant des créateurs et de leurs œuvres, de compagnies, d’interprètes, de pédagogues ou encore de photographes de danse. La numérisation de cette collection garantit la sauvegarde d’un pan entier de l’histoire de la société québécoise, évitant la détérioration irréversible qu’entrainerait la manipulation répétée des originaux.

    L’espace « Collection numérique » a été dévoilé le 9 décembre prochain à l’occasion d’un lancement officiel. La Bibliothèque de la danse Vincent-Warren a pu réaliser ce projet grâce au soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec, de Bibliothèque et Archives Canada et de l’appui de l’École supérieure de ballet du Québec.

    >> COLLECTION NUMÉRIQUE
    >> PHOTOS DU LANCEMENT

  • La Fondation de l’École supérieure est fière d’annoncer la création de la Bourse d’excellence Caisse Desjardins de la Culture présentée par la Jeune Scène d’affaires, qui sera remise chaque année à un finissant du programme professionnel s’étant particulièrement démarqué.

    suite
    Création d'une nouvelle bourse d’excellence

    Cette bourse d’une valeur de 2 500 $ a pour objectif de faciliter l’insertion du lauréat sur le marché du travail en lui offrant notamment l’opportunité d’effectuer une tournée d’auditions auprès des plus grandes compagnies, au pays et à l’étranger. Le lauréat est nommé par un comité de sélection composé de représentants de l’École supérieure et de la Jeune Scène d’affaires.

    « Soutenir la relève artistique est au cœur de notre démarche, et nous trouvons plus particulièrement important de soutenir les jeunes danseurs dans leur insertion professionnelle, ce que nous avons fait nous-mêmes il n’y a pas si longtemps », souligne Mme Natacha Engel, vice-présidente de la Fondation de l’École supérieure et fondatrice de la Jeune Scène d’affaires. Instigatrice du projet, la Jeune Scène d’affaires est fière de participer, en collaboration avec la Caisse Desjardins de la Culture, à la mise en place de cette bourse d’excellence.

    Fondée en 1994, la Caisse de la Culture est née de la volonté de donner aux artistes, aux artisans, aux créateurs et aux entreprises culturelles, les moyens de leurs talents et de leurs aspirations. La Caisse de la Culture s’implique activement auprès de nombreux organismes culturels et entretient une relation privilégiée avec le milieu de la danse depuis sa fondation.

    La toute première lauréate de la Bourse d’excellence Caisse Desjardins de la Culture présentée par la Jeune Scène d’affaires est Sarah-Maude Laliberté, une finissante du programme professionnel. Mme Marie-Christine Cojocaru, directrice générale de la Caisse Desjardins de la Culture, a profité du six à huit annuel de la Fondation de l’École supérieure, le 2 décembre dernier, pour lui remettre officiellement.

    Sarah-Maude Laliberté a intégré le programme professionnel de l’École supérieure en 2009. Depuis le début de sa formation, elle fait preuve d’une grande persévérance et de discipline, qualités essentielles pour évoluer dans le milieu professionnel. Elle s’est également investie dans de nombreux projets étudiants renforçant le sentiment d’appartenance à l’École supérieure et permettant d’amasser des fonds pour soutenir des projets artistiques et pédagogiques.

© 2011 L'École supérieure de ballet du Québec
4816, rue Rivard, Montréal (Québec) H2J 2N6 CANADA T. 514 849-4929